Chris Wolstenholme – Relax – 7 mai 2015

Muse, plus forts que jamais

Après avoir vendu plus de 15 millions d’albums et ébloui les fans, leur nouvel album est en pleine préparation pour juin prochain.
Le trio anglais semble vraiment être habité de la même énergie et de la même passion qu’au moment de leurs jeunes années, comme nous l’a déclaré le bassiste Chris Wolstenholme lors d’une interview.

– Nous sommes plus forts que jamais. Nous faisons toujours de la bonne musique et nous sommes ensemble depuis un long moment. Certains groupes ont surgi puis disparu pendant cette période, pendant laquelle nous avons réalisé sept albums. Nous sommes toujours là, et nous sommes encore relativement jeunes.

– Nous avons réalisé notre premier album à l’âge de 20 ans, donc je pense que nous avons encore plusieurs années devant nous. Aujourd’hui, nous sommes une équipe soudée et nous passons du bon temps.

Les tournées dans le cadre de la promotion de The Resistance et The 2nd Law, ont regroupé respectivement 107 et 145 concerts.

Chris, 36 ans, est marié depuis douze ans et est le père de six enfants. Il a personnellement vécu les conséquences de la célébrité, au point de mettre sa vie en danger.

– Lorsque vous êtes en tournée, le plus difficile est de garder les pieds sur terre. En tournée, vous perdez le sens des responsabilités, car vous avez l’impression qu’il s’agit d’une immense fête, vous faites des concerts et tout le monde vous aime. Partir en tournée peut être dangereux, il y a de nombreuses tentations, comme la drogue, l’alcool…

– Même si beaucoup de gens disent que vous êtes brillant, personne n’est meilleur que quelqu’un d’autre. Nous sommes tous des êtres humains et nous sommes tous égaux. Nous avons eu beaucoup de succès en live et nos albums se sont toujours bien vendus, les gens apprécient les concerts, mais nous ne sommes pas le plus grand groupe de rock du monde. C’est bien de savoir que nous comptons pour beaucoup de gens, nous apprécions cela, mais nous ne voulons pas que la tête nous tourne.

Alors que Muse enregistrait The Resistance il y a six ans, Chris était en proie à l’alcoolisme. Il jouait saoûl, cependant sans faire aucune erreur. Il était en surpoids, pouvait boire du vin à l’aube et souffrait de dépression. A 30 ans, il semblait être entraîné par le même destin tragique que son père.

– C’est devenu une situation du genre « tu arrêtes ou tu meurs », hors de contrôle. Cela fait partie de la famille. Mon père est décédé à 40 ans à la suite d’un grand problème avec l’alcool, et lorsque j’ai eu 30 ans, j’ai vu que cela n’était pas mieux.

– Quand vous avez 20 ans, vous vous sentez invincible, votre corps peut tout supporter, et puis ça vous prend la tête, influe sur vos émotions et votre manière de penser. J’ai atteint la limite.

C’est la musique qui l’a aidé à s’en sortir.

– D’une certaine manière, la musique m’a sauvé. Je buvais tout le temps, et quand j’arrêtais je me sentais misérable, il y avait comme un vide. Je voulais le remplacer, donc je me suis concentré sur la musique comme jamais auparavant. C’est quelque chose qui me donne de l’espoir, qui m’aide à fuir les problèmes de ce monde.

– D’une certaine façon, les problèmes disparaissent avec la musique. Aujourd’hui, je suis bien plus heureux, je me sens bien et je suis peut-être plus sociable.

Avec ses amis du groupe, Matt Bellamy (chant, guitare et claviers) et Dom Howard (batterie), Chris, qui était auparavant assistant dans un magasin de guitares, va jouer au Palacio de los Deportes les 17, 18 et 20 novembre.

– Vous ne pouvez dire que vous êtes le plus grand groupe du monde seulement si vous l’avez été pendant une trentaine d’années, a déclaré Chris.

Encore dix ans.

Vous pouvez retrouver l’interview originale en espagnol ici.

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