Matthew Bellamy – Australian Guitar – Juillet 2015

Dans cette interview, Matthew s’étend plus longuement sur la situation actuelle, la montée des extrémismes et la façon dont nous pouvons résister à leur emprise. Il nous parle également en détails de ses guitares, de celle qu’il aurait souhaité acquérir, et enfin de la nouvelle Manson à trous !

Muse – Australian Guitar Magazine – Juillet 2015

Amour. Empathie. Autonomie. Guitares à sept cordes. S’agit-il des principes fondamentaux de l’humanité ? Et que se passe-t-il lorsque ceux-ci s’effondrent ? Tombons-nous dans une existence déraisonnée dictée par d’autres en perdant toute capacité à ressentir des émotions et à penser par nous-mêmes ? Muse explore ces questions personnelles dans un contexte social plus vaste avec ce qui pourrait être le premier album-concept de leur carrière.

Dès les premiers instants de la promotion de leur nouvel album ‘Drones’, le trio britannique a constamment réitéré une chose qui a été reprise dans presque toutes les interviews depuis lors : l’album marquerait un strict retour à leurs racines rock. Voilà le genre de déclaration qui pourrait piquer la curiosité des nouveaux-venus qui auraient découvert Muse au cours de leurs récentes explorations dans l’électronique et la prog symphonique et grandiloquente, mais qui pourrait aussi faire saliver les fans de longue-date à l’idée d’un nouvel album de Muse plein de riffs fracassants. Alors, ont-ils tenu leur promesse ?

J’ai utilisé la guitare à sept cordes sur ‘Citizen Erased’, qui apparaît sur notre deuxième album ‘Origin Of Symmetry’, mais également sur la section du milieu de ‘The Globalist’, nous dit le chanteur Matt Bellamy, évoquant avec un enthousiasme presque étourdissant l’idée d’établir une connexion entre un morceau du nouvel album et une chanson datant de presque quinze ans.

Cela dit, ‘Drones’ n’est pas nostalgique. L’album n’essaye pas de recréer le passé et n’est certainement pas ‘Origin Of Symmetry 2.0’. Et franchement, ce n’est pas ce qu’on attend, car ‘Drones’ est le produit d’un groupe qui ne se contente pas de se reposer sur ses lauriers. Au lieu de simplement recréer le passé, Muse a trouvé un moyen d’associer les gros riffs de jadis à la synth-pop et aux opéras-rock grandioses qui éclatent au grand jour dans la stratosphère, le tout en quelque chose de nouveau. Parce que selon Bellamy, même si le groupe s’est bien amusé à explorer les plus hauts sommets du rock et l’électronique sur ‘The Resistance’ et ‘The 2nd Law’, le temps est venu d’aller de nouveau vers l’avant, et de revenir un peu sur ses pas.

En général, et particulièrement avec le dernier album, je pense que nous avons passé plus de temps dans la salle de contrôle que dans la live room, nous explique-t-il. Même si nous aimons l’album, car nous avons beaucoup expérimenté et exploré nos limites, ça n’avait plus tout l’air d’un trio rock. Il y avait un orchestre, de l’électronique, toutes sortes de choses.

Sur cet album, nous en avons eu assez d’être en salle de contrôle. Nous voulions revenir dans la live room et passer notre temps à jouer. Nous voulions jouer de nos instruments et nous appuyer sur notre capacité à résoudre nos problèmes musicaux en tant que groupe, au lieu d’éditer, de programmer par ordinateur.

Bellamy a toujours été connu pour parler vite et, bien qu’il ait ralenti le rythme ces dernières années, les mots sortent toujours de sa bouche tel une mitrailleuse pleinement chargée. Il parle en associant sauvagement à la fois enthousiasme et assurance en expliquant pourquoi le groupe a pris telle ou telle direction en termes de musique et de paroles. Il n’y a aucun « euh » ou « ah ».

Le fait d’avoir choisi une approche plutôt traditionnelle pour enregistrer l’album a stimulé leur créativité et a enrichi le concept principal de l’album. ‘Drones’ explore un monde où des groupes influents et des individus manipulent les masses malléables pour leur faire adopter une loyauté aveugle. L’album est centré sur un individu anonyme qui perd de vue son humanité et des émotions profondément intimes telles que l’amour, et à qui l’on a arraché toute estime de soi. Une simple pichenette peut le transformer en une créature facile à diriger incapable de penser par elle-même. C’est un concept beaucoup plus sombre que le rock aux airs de révolution que Muse nous fait entendre habituellement, mais celui-là fait fortement écho à l’état actuel des sociétés à travers le monde.

Je pense que nous vivons dans un monde où sont présents des extrémistes militaires et religieux, et beaucoup d’êtres humains se comportent comme des drones, nous explique Bellamy. Bien sûr, par « drones » nous pensons à des appareils contrôlés à distance, mais beaucoup d’êtres humains peuvent également se comporter ainsi et être contrôlés par d’autres personnes.

Depuis les tonalités sombres de ‘Dead Inside’ jusqu’à ‘Reapers’, nous observons une progression jusqu’à une possible soumission. Mais lorsque vient ‘The Handler’, le sixième titre, le personnage décide de riposter et redevient progressivement autonome. Après avoir fait passer le message, l’histoire du personnage se clôt avec ‘Aftermath’, une puissante déclaration d’amour qui renforce son humanité et l’aide à surmonter la tentation de suivre le troupeau.

L’album essaye de comprendre ce conflit, le fait de juste vouloir abandonner et se faire contrôler par d’autres, mais il y a en même temps des chansons comme ‘Defector’ et ‘Revolt’ qui tentent vraiment d’inspirer un changement et d’inciter les gens à se prendre en main, poursuit-il. Je pense que le message de l’album serait simplement… Nous traversons tous des moments difficiles dans nos vies. Mais nous avons tous un choix à faire : nous détacher de notre humanité car certaines choses sont trop douloureuses, ou alors faire l’expérience de notre humanité et reprendre le contrôle de notre propre vie.

À première vue, ‘Drones’ ne semble raconter que l’histoire d’une personne qui parvient à reprendre le contrôle. Mais alors même que ‘Aftermath’ puisse être la fin de l’histoire, ce n’est pas le dernier morceau de l’album. Au lieu de s’en tenir simplement à l’espoir, Bellamy choisit d’explorer les deux alternatives de l’exposition à une influence extérieure, avec une sombre conclusion qui se manifeste sur les deux derniers morceaux ‘The Globalist’ et ‘Drones’.

C’est un peu la même histoire, mais qui se termine mal. Cela commence pareil, avec une personne qui abandonne et perd espoir, mais au lieu de devenir un subalterne, elle finit par devenir une sorte de dictateur, fou et maniaque, nous explique le chanteur avec un ton sérieux. ‘Drones’ est une mystérieuse petite réflexion après coup, qui pourrait évoquer les fantômes de tous les dégâts qui ont été causés lorsque les humains se détachent de leurs émotions et deviennent des dirigeants, des soldats psychopathes ou des extrémistes religieux, par exemple.

C’est une conclusion tragique, mais une conclusion qui en dit long sur la façon dont Bellamy voit le monde. Bien que le scénario positif existe certainement, ce n’est pas le chapitre final de l’album. Au lieu de quoi, alors que disparaît la dernière harmonie vocale, l’idée des personnes se transformant en drones plane encore dans l’air, laissant derrière le souvenir de ceux qui ont réussi à s’émanciper quinze minutes plus tôt. Cependant, Bellamy n’est pas exactement défaitiste, car il évoque fréquemment des possibilités et l’importance de renforcer ou de redécouvrir notre humanité avant qu’il ne soit trop tard.

Le concept étant exposé, les raisons qui ont poussé Muse à revenir au rock deviennent assez évidentes. Après tout, conserver une approche assez raffinée et informatisée de la composition ne semblait pas tellement approprié pour un album ayant pour noyau des concepts aussi crus.

Comme la plupart des albums de Muse, ‘Drones’ est largement influencé par les enjeux politiques et sociaux actuels. Mais au lieu de s’attaquer à des personnalités et à des groupes puissants, l’album explore leur impact dans un contexte plus large. Ce sont les moyens d’exécution et la participation volontaire des gens dans la soumission sociale qui sont ici passés au crible. Et même si vous pourriez faire correspondre ces idées à des milliers de gouvernements, d’organisations militaires ou de groupes religieux, Bellamy fait rapidement remarquer que l’album n’est pas ouvertement politique. Il examine plutôt le voyage d’un individu à travers un paysage où diverses figures tentent de prendre le contrôle.

L’embrigadement par l’armée et les extrémismes religieux sont les deux faces de la pièce qui s’affrontent en ce moment. Ils sont chacun entraînés à tuer et prendre des décisions sans même se demander si c’est bien ou mal. Ils sont embrigadés, manipulés et exécutent des ordres venant de l’extérieur, nous dit-il, avant d’expliquer pourquoi un discours de John F. Kennedy est inclus dans un album qui est supposé n’être pas trop politique. C’est une remarque sur la futilité de tout ça, et ce qui manque est l’idée, comme ce qu’essaie de dire Kennedy dans ce discours, que l’on ne peut combattre cela qu’en promouvant la liberté et l’indépendance d’esprit ainsi que l’autonomie.

Ce n’est pas la première fois que JFK apparaît dans la musique de Muse. En 2007, ainsi que récemment lors de quelques concerts, une partie de son discours adressée à la American Newspaper Publishers Association a été utilisée en guise d’introduction à des concerts pendant la tournée Black Holes And Revelations. Il a été prononcé à l’origine en contexte de Guerre Froide, en avril 1961, environ une semaine après l’invasion de la Baie des Cochons, et était centré sur les sociétés secrètes et les sphères d’influence. Bien que le discours fît allusion à la montée de l’URSS, pas une fois JFK n’a appelé les soviétiques par leur nom, suggérant ainsi qu’un avertissement plus large eût pu être caché entre les lignes. Dans tous les cas, le manque de précision rend le discours applicable à d’autres influences extérieures au-delà des soviétiques, ce qui est la raison pour laquelle une partie de ce discours correspond parfaitement aux thèmes abordés dans ‘Drones’.

Il y a une histoire plus générale, qui est le conflit entre l’humanité et la technologie, explique Bellamy. Je pense que la technologie a une grande influence sur l’humanité et peut nous amener au fil du temps à nous comporter moins comme des humains, et plus comme des machines. ‘Drones’ est le titre parfait pour résumer cela.

Et tout comme la musique, le discours de JFK est un autre bon exemple de la reconnexion de Muse avec leur passé. En 2007, ils étaient profondément liés au monde des théories du complot, à l’époque où leur musique réclamait une union contre l’ennemi. Il vous suffit de jeter un œil aux paroles de leur hit ‘Knights Of Cydonia’ pour vous faire une idée. À présent, le discours marque un tournant décisif au milieu de l’album, le personnage passant d’un esclave stupide à un révolutionnaire indépendant. Ainsi, même si le sujet n’a pas changé depuis 54 ans, le message semble avoir évolué aux yeux de Bellamy. Pourquoi cela ? Simplement une question d’âge.

La première fois que je me suis retrouvé à nourrir ce sentiment de méfiance à l’égard des personnes que vous pensiez dignes de confiance, comme les gouvernements, les chefs religieux et tout ça, j’ai d’abord ressenti de la colère et de la frustration, désirant avidement trouver un moyen afin qu’ils soient écartés, nous dit Bellamy. Mais ce n’est pas vraiment possible, et je pense que je me suis rendu compte que la seule façon de surmonter ces problèmes dans le monde était en fait de prendre le contrôle de votre propre vie et d’immuniser votre esprit contre leur propagande.

Un regard superficiel pourrait interpréter cette idée d’abandonner le leadership fort au profit de l’instinct de conservation comme une sorte d’égotisme philosophique, mais à mesure que Bellamy continue d’expliquer le concept, la logique derrière cette position va bien plus loin qu’un égoïsme superficiel.

Pensez-y : si la moitié des militaires et la moitié des extrémistes religieux commençaient à penser par eux-mêmes, les pouvoirs en place n’auraient plus de pions à manipuler.

Ainsi, les paroles, la composition et les méthodes d’enregistrement associent présent et passé, mais qu’en est-il de l’équipement ? On connaît Bellamy pour son arsenal éclectique de guitares Hugh Manson fabriquées sur-mesure qui incluent tout, des Kaoss Pad aux lumières laser à pile (pour les concerts ultra-spéciaux). Mais pour rester dans l’optique d’un style dépouillé, ces bêtes futuristes ont à peine été utilisées en studio.

Il y a une guitare que je surnomme la « Flat Black », car c’est une guitare Manson d’un noir standard, vraiment la plus basique. Elle ne comporte aucun accessoire électronique, mis à part un sustainer. C’est ma guitare à tout-faire en termes de son de base, nous dit-il, ouvrant immédiatement les vannes sur son incorrigible côté guitariste geek. Pour moi, le son de toutes les autres guitares devient expérimental et s’éloigne de ce son de base, qui est devenu le type de son que j’aime le plus. Je ne fais pas beaucoup dans les Kaoss Pad ou les effets loufoques, excepté beaucoup de Whammy et de la reverb à plusieurs reprises.

Cela dit, j’ai eu recours à une autre guitare, une Fender Stratocaster, sur des chansons nécessitant des slides, comme ‘Aftermath’ ou ‘The Globalist’. J’ai trouvé que ça avait l’air un peu plus évocateur. Les guitares Manson sont plus adaptées à un jeu plus agressif, alors que les Stratocaster font un peu plus dans la finesse.

Celles-ci, ainsi que la Manson sept cordes E, alias la guitare de ‘Citizen Erased’, apparaissent quasiment sur chaque chanson de ‘Drones’. Il y avait relativement peu de pédales et d’amplis, bien que les modèles choisis ne fussent pas aussi basiques que la « Flat Black », par exemple.

J’utilise trois amplis standard depuis maintenant un bout de temps, comme un Diesel VH-4, un ampli à lampes fabriqué en Allemagne à haute saturation, que j’utilise pour des choses vraiment heavy. Et j’ai la chance d’avoir un JTM-50, le premier Marshall à avoir été créé. C’est celui-là que Hendrix utilisait, et encore aujourd’hui je pense que c’est l’ampli Marshall qui a le meilleur son. J’en ai un autre, un Superlead, qui a été modifié par un type du nom de Matt Wells à New York. Et puis bien sûr, j’utilise le VOX AC30 des années 60, ainsi qu’un des années 70.

J’utilise une réédition d’une pédale delay vraiment cool, une SDD delay pour quasiment tous les delays. C’est une vieille digital delay du début des années 80 qui a été rendue célèbre par The Edge de U2, car il l’a beaucoup utilisée sur ‘The Joshua Tree’. C’est une digital delay, donc elle est très précise, mais il y a cette mystérieuse génération-D qui est difficile à décrire. Les appareils digitaux du début des années 80 n’étaient pas parfaits, et donc ça avait cette petite touche d’humanité. Et j’utilise la Classic Digitech Whammy sur une grande partie de l’album.

Il y a cependant une pédale qui sort du lot sur laquelle Bellamy n’arrive pas vraiment à mettre la main. D’après l’expérience qu’il en a faite, le guitariste semble avoir développé de sérieuses connaissances pratiques, au point où la description qu’il fait du son nous apporte bien plus de détails que necessaire.

Cela simule un préampli micro du nom de Neve 1073, et si vous branchez une guitare directement dessus puis faites tourner l’input jusqu’à ce que ce soit vraiment aigu, mais que vous l’atténuez, vous finissez par avoir un son de distorsion DI intéressant. Donc l’entreprise a sorti une pédale simulant cela, mais ça va un peu plus loin et vous pouvez pousser le gain au-delà des capacités du micro. Il y a quelque chose de vraiment original, qui sonne vraiment différemment de quoi que ce soit d’autre.

Et tout comme le simulateur Neve, ‘Drones’ ne ressemble pas exactement à aucun autre titre de la discographie de Muse. D’accord, il y a de nombreux clins d’œil au passé, comme le riff principal de ‘Psycho’ qui a vu le jour lors d’un petit concert en 1999 et qui a survécu jusqu’à présent en tant qu’une outro de concert, mais qui est unique en lui-même. Car pour la première fois de sa carrière, Muse a concocté quelque chose qui ressemblerait presque à un album-concept, une approche qu’ils avaient intentionnellement évitée par le passé. ‘Drones’ a un début, un milieu et une fin, plutôt qu’une suite de chansons similaires avec un ensemble d’histoires indépendantes. Voici pourquoi Bellamy croit qu’il y a un message important au cœur de ‘Drones’, un message qui dépasse les paroles chargées de conspiration écrites par le passé et aboutit à une idée à laquelle la plupart des gens peuvent se référer.

Nous sommes bombardés par la propagande de tous côtés, des publicités institutionnelles à tout ce qui est religieux, militaire ou qui vient du gouvernement. C’est un barrage infini, infini, de gens qui essaient de vendre quelque chose ou de vous faire faire quelque chose pour leur compte. Si vous ne vous prenez pas en main, alors il y a beaucoup d’autres forces abominables qui adoreraient prendre le contrôle de votre personne, et vous utiliser pour faire de très mauvaises choses. Voilà de quoi parle l’album.

 


 

Celle qui lui a échappé

Tous les guitaristes rêvent d’un instrument : celui qu’ils adoreraient acquérir mais ils ne réussissent pas à mettre la main dessus. Bellamy a été extrêmement près du but, mais la question du coût et une touche d’ignorance due à son jeune âge y a fait obstacle.

Il s’agit d’une Gibson Gold Top Les Paul 1953. Nous sommes allés dans un studio dans les Cornouailles pour faire notre premier album ‘Showbiz’ ainsi qu’un tas de B-sides, et il y en avait une là-bas. Donc je l’ai branchée, et le son était tellement agressif. Cela a apporté beaucoup de punch à des chansons comme ‘Agitated’ ou ‘Yes Please’. Je n’en savais pas beaucoup sur la valeur des guitares à l’époque, donc j’ai dit au propriétaire du studio : « J’adore cette guitare, envisageriez-vous de la mettre en vente ? » Il a dit : « Ouais, à peu près 20 000 livres. » [rires] Il m’a donné quelques chiffres et je ne pouvais vraiment pas en croire mes yeux. C’était la première fois que j’entendais que des guitares pouvaient coûter aussi cher. Je ne sais pas combien elle vaut à présent, mais c’est exorbitant. Elles sont très rares et leur son est très particulier. Le fait est, quand vous écoutez ces chansons, vous réalisez que je n’étais pas très respectueux vis-à-vis de la guitare. Je jouais simplement des riffs faciles et des choses très aggressives. Ce n’est qu’après que j’ai appris ce qu’elle valait, et je n’aurais probablement pas joué de la même manière si j’avais su !

 


 

Un arsenal grandissant

Le fait que Bellamy ait voulu revenir à la simplicité en studio ne veut pas dire qu’il a arrêté de mettre la main sur de nouvelles guitares. Parmi ses acquisitions récentes, cette nouvelle Manson a attiré notre attention.

Je voulais trouver un moyen de rendre les guitares un peu plus légères, parce que maintenant je me déplace beaucoup plus et dans les stades je parcours de longues passerelles jusqu’à la B-stage, nous dit-il. Mais parfois, si vous fabriquez une guitare légère simplement en l’évidant, cela peut avoir de mauvaises répercussions sur le son. Alors Hugh Manson a pensé à une guitare avec des trous, mais il voulait trouver un moyen d’avoir des trous tout en faisant en sorte que le son et le sustain ne soient pas affectés. Il a ainsi créé des trous avec des cercles métalliques qui gardent le tout très rigide. Et bien qu’il y en ait beaucoup, il y a toujours une résonance assez conséquente à travers le corps de la guitare. Voilà d’où vient la « Holey Guitar ».

 

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