Matthew Bellamy – Kerrang! – Juin 2015

Ça y est, le nouveau numéro de Kerrang! sort aujourd’hui… dans lequel on peut découvrir une interview vraiment inédite de Matthew Bellamy. On y parle bien sûr de ‘Drones’, mais aussi du défi de ce soir : le Download Festival, où Muse feront leur première apparition…  Pour Matt, le métal est une mentalité, et Muse n’en est pas si éloigné…

Ensuite, Matt revient sur le lien qui unit les membres du groupe, la raison principale qui les a amenés à se réunir, et ce passage est assez poignant. Il évoque aussi l’histoire de sa famille et ses rapports avec le domaine militaire.

Et bien sûr, Matt reste fidèle à lui-même en nous livrant son opinion sur la technologie dans l’Histoire… et nous confie son programme personnel pour son Nouvel Ordre Mondial !

Je vous souhaite une très bonne lecture, j’ai pris beaucoup de plaisir à traduire cette interview qui sort un peu de l’ordinaire.

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M pour… MUSE.

Alors que nous étions occupés à préparer nos tentes pour le weekend, Muse sortaient un de leurs albums les plus ambitieux. Cependant, le vrai défi consiste à être en tête d’affiche de Download. Pour la première fois. Et Matt Bellamy n’a jamais été aussi prêt…

 

M pour Muse. M pour Main Stage. M pour Matt Bellamy. Un Matt Bellamy qui a décidé qu’après tous ces bruits d’ère spatiale, d’envolées électroniques, de fantaisie musicale et de technologie démente qui ont envahi l’œuvre du groupe cette dernière décennie, il voulait revenir à quelque de chose de plus simple. Matt Bellamy veut que Muse redevienne un groupe de rock.

Revenir à nos débuts, c’est-à-dire guitare, basse et batterie, dit-il.

Et si vous faites cela avec ‘Drones’, votre meilleur album en 10 ans, il n’y a pas de meilleur endroit pour ce faire que Download. Car lorsque Muse vont se produire samedi soir, ça ne sera pas seulement un des meilleurs spectacles sonores du weekend, cela marquera aussi pour un des plus gros groupes de rock du monde le moment de sortir de sa zone de confort, se mesurant à Slipknot et Kiss à un festival que beaucoup de monde considérait comme trop restreint pour Muse. C’est osé.

Download est l’exemple ultime d’une situation dans laquelle nous pourrions être mal à l’aise, explique Matt. Vous êtes toujours nerveux en vous demandant si les gens vont vous apprécier.

Nous verrons samedi. Et avec ça, Download va servir de cadre à la renaissance de Muse. M pour Massivement Enthousiaste.

La pensée que Matt Bellamy et ses collègues de Muse, le bassiste Chris Wolstenholme et le batteur Dom Howard, soient mal à l’aise sur scène semble quelque peu grotesque. Ils ont une fois fait figurer des danseuses flottant au-dessus de la foule, suspendues à de gigantesques ballons lors d’un concert. Un concert au Wembley Stadium, qui plus est. Et si vous voulez vraiment pousser plus loin, c’était deux soirées d’affilée au Wembley Stadium. Ajoutez à cela l’histrionisme d’une chanson comme ‘Knights Of Cydonia’ ou ‘Survival’ (la chanson officielle des Jeux Olympiques de Londres 2012), et vous devez vraiment douter des doutes de Muse. Ils font leur boulot avec une immense force morale et le réalisent avec une vraie classe. En quoi pourrait-on les vaincre ?

N’exagérons pas. Comme le dit Matt, il ne s’agit pas de « nous ».

Nous savions qu’il était temps de faire un album qui soit plus cohésif et qui émane plus de nous-mêmes, nous dit Matt. Nous voulions revenir à nos débuts.

Matt admet que la charge de travail liée à la composition et à la production de ‘The 2nd Law’ en 2012 l’a épuisé. Mais il a en plus commencé à réfléchir au rôle de l’électronique dans la musique. L’album est même allé jusqu’à présenter des éléments de dubstep. Et alors que cela a suffi à Brad Pitt, qui a utilisé la chanson ‘Follow Me’ sur la bande originale de ‘World War Z’, voulant quelque chose d’emblématique qui ne ferait qu’un avec le film, de la même manière que Tubular Bells avait fait avec ‘L’Exorciste’, Matt a commencé à pressentir qu’un côté humain était en train de disparaître.

Pour une raison ou une autre, peut-être parce que le dernier album m’a épuisé, en m’essayant aux ordinateurs, aux boîtes à rythmes, en bricolant et expérimentant musicalement, j’avais l’impression d’avoir oublié ce que ça faisait d’être dans une pièce avec mes amis et jouer de nos instruments, explique le chanteur. On pense généralement que j’aime cela, mais en fin de compte j’ai choisi la guitare et le piano comme instruments principaux, alors que la plupart des gens utilisent des ordinateurs. Je me demande parfois si j’ai fait le bon choix ! Vous voyez ces DJs avec leurs ordinateurs, qui parcourent le monde en gagnant des millions pour appuyer sur une barre d’espace. J’ai volontairement fait le choix d’être plus organique, de me réunir avec mes amis dans un groupe.

Il se trouve tout simplement que ce désir de s’éloigner de la technologie et revenir à un état d’esprit plus « organique » (pour reprendre le terme de Muse) colle aussi parfaitement avec le thème de ‘Drones’. On y parle de drones militaires sans pilote ne nécessitant qu’une intervention humaine minimale pour faire pleuvoir la mort, mais d’un point de vue général et pessimiste sur la technologie qui rend les humains superflus, au point de nous déshumaniser complètement. La couverture représente une silhouette utilisant un joystick pour contrôler une silhouette avec un joystick, contrôlant lui-même une autre silhouette.

Je ne sais pas si la philosophie qu’il y a derrière ça est venue en premier, ou si c’est plutôt le fait d’avoir lu à propos des drones et à quel point les drones peuvent être utilisés pour tuer à l’extrême, médite Matt. Mais cela m’a frappé. J’ai senti que c’était une chose à laquelle nous devions nous opposer. Et puis j’ai commencé à lire sur les drones autonomes, la prochaine étape, qui peuvent en gros prendre leurs propres décisions. J’ai lu à propos de l’intelligence artificielle, comment cela s’installe petit à petit, et je me suis rendu compte de quelque chose : à quel point la technologie – que ce soit dans les téléphones ou ailleurs – a un effet déshumanisant sur tout ce que vous faites.

La technologie, bien sûr, n’est pas quelque chose de nouveau. Et avec ces imprimeries détruites et ces machines à filer le coton vandalisées au cours de l’histoire, on ne peut pas remettre en question le fait que cela remplace les êtres humains. Mais selon Matt, ça s’est accéléré par rapport à cette époque-là. C’est en train de rendre les gens encore plus semblables à des machines.

C’est au XXe siècle que cela a été plus poignant, quand les machines ont détruit les capacités de la main-d’œuvre dans les usines du monde entier : la technologie supprime directement la valeur humaine, avance-t-il. J’ai l’impression que nous nous en sommes légèrement rendu compte. Nous récompensons les gens qui répondent à ce genre de critères.

Comme qui ?

Les dirigeants politiques, les chefs religieux, les chefs militaires…, répond-il. Depuis un moment, nous avons commencé à valoriser les personnes psychopathes ayant des capacités se rapprochant de celles des machines. Et leur manque d’émotion et d’empathie leur permet de prendre des décisions pratiques. Ces personnes finissent par devenir très puissantes. Nous avons progressivement commencé à favoriser les psychopathes. C’est en partie dû à l’influence de la technologie : de fait, nous voulons que tout soit fait de manière très efficace. Nous plaçons ces personnes-là à de très hauts postes. Nous ne nous intéressons plus aux gens qui ont de l’empathie.

– L’idée est de considérer les drones comme un ennemi, poursuit-il. La technologie s’infiltre dans nos vies et nous amène à perdre notre humanité, notre empathie, notre capacité à communiquer. Le fait de tuer sans voir la personne que vous tuez représente le mauvais côté de cette technologie.

Sur l’album figure un discours du président américain John Kennedy, ayant été victime d’assassinat. Et alors que cela traite de la montée du communisme totalitaire russe, cela souligne l’inspiration de Matt pour l’album : la peur que les êtres humains deviennent des automates sans pensée et sans émotions. Des drones.

Ce qui m’a intrigué, c’est qu’il évoquait de manière générale les forces qui tentaient d’asservir et de contrôler la liberté de penser et les libertés individuelles, explique-t-il. Bien sûr, à cette époque c’était une Guerre Froide classique, mais cela reste en fait assez pertinent de nos jours. Maintenant il s’agit d’une bataille entre des forces bureaucratiques, efficaces et à la pointe de la technologie qui se déploient avec un tel pouvoir que vous ne pouvez plus les pointer précisément du doigt. L’on valorise de plus en plus tout ce qui s’apparente à des machines et qui influe sur nos vies. L’album se soulève en quelque sorte contre cela.

On pourrait se méprendre sur les thèmes et les paroles de ‘Drones’, à l’apparence anti-technologie ou Luddite. Mais au fur et à mesure que Matt nous explique ce que l’album signifie, on s’aperçoit progressivement que ‘Drones’ est en réalité un album qui ne hait pas les machines, bien qu’il se préoccupe de leurs impacts sur les êtres humains. Et il semble que, malgré le fait que Matt insiste sur le fait qu’il s’agisse d’une « œuvre de fiction », ‘Drones’ présente un aspect légèrement plus humain, plus ouvert de Matt Bellamy que les paroles énigmatiques, sombres et mystérieuses pour lesquelles on le connaissait jusqu’à maintenant.

Selon lui, l’album comporte deux récits : l’un très sombre, où règne le doute, dans lequel une personne perd son identité et son âme. Mais il y a également un récit qui relate une rébellion, dans lequel la personne s’éveille et prend conscience des forces qui la contrôlent. Des comparaisons ont déjà été établies – dans ces pages, en fait – avec ‘The Wall’, l’album sombre et pessimiste de Pink Floyd qui parle de la perte d’identité dans le cadre d’un scénario similaire, où la liberté de pensée est supprimée. Mais Matt a laissé une lueur d’espoir dans son œuvre.

Je dirais qu’il y a des similitudes avec ce niveau de pessimisme, concède le chanteur.

Avant d’ajouter :

Mais j’espère que cela s’estompe… Mon intention était de créer deux récits empreints d’émotion sans aucun nom précis de personnages ou de lieux.

L’un d’entre eux part d’un état de mort intérieure. Vous partez d’un endroit très sombre, vous avez perdu espoir. Vous commencez un parcours contre des forces oppressantes, vous vous perdez vous-même, en perdant votre identité et en étant vaincu par ces forces obscures qui essaient de vous manipuler. Il y a des références à l’armée, aux extrémismes religieux. La guerre moderne, et tout ça. Mais finalement, l’esprit humain se révolte contre cela. Il y a une énergie positive dans cet aspect-là.

Mais avant cela, cette personne lâche prise en se sentant abandonnée, au lieu de basculer du côté positif, et finit par devenir un dictateur entouré par la destruction, poursuit Matt. Et à la fin il y a ce chœur. Vous pensez aux fantômes de la destruction : le bien et le mal. Cela vous laisse sur l’idée que vous devez faire ce choix par vous-mêmes. Je laisse à l’album une touche de responsabilité.

Que voulez-vous dire ?

Nous passons tous par de mauvaises expériences dans la vie, mais vous devez faire ce choix : vous pouvez faire le choix de devenir quelqu’un de mauvais et de froid, détaché de tout. Ou vous pouvez vous battre avec votre esprit et votre humanité et finir de manière positive. Pour moi, l’album explore ces deux fins alternatives. L’une d’elles traite de mauvaises expériences. Tout cela se produit dans un monde de science-fiction, en pleine guerre des drones. Tout est fiction, mais cette fiction s’accompagne de quelque chose qui a été ressenti par quelqu’un.

Êtes-vous ce personnage, Matt ?

Je peux bien sûr m’y identifier, admet-il. Mais c’est vraiment fictif, je ne suis pas sergent instructeur dans l’armée ! Cependant, il y a des parts de vérité dans tout cela. Mes deux grands-pères ont pris part à la Seconde Guerre Mondiale. Mon arrière-grand-père a pris part à la Première Guerre Mondiale, il s’est fait tirer dans l’œil et a été laissé pour mort au milieu d’un tas de corps. Donc il a dû parcourir 29 kilomètres à pied. Le frère de mon père était dans la SAS et a été tué par l’IRA au début des années 1980, ce qui a vraiment marqué mon père. Donc j’ai toujours été lié avec ces trucs militaires. Quand je parle du lavage de cerveau et tout ça, cela vient de faits et d’expériences qui ont marqué ma famille émotionnellement.

Les expériences émotionnelles personnelles de Matt Bellamy ont été bien médiatisées, particulièrement sa récente séparation avec sa compagne de longue-date, l’actrice Kate Hudson. Mais la relation que cette version revigorée de Muse a construite leur est propre.

Je pense que d’une certaine manière nous sommes devenus comme une famille, comme des frères, dit Matt à propos de ses collègues. Nous avons tous vécu des choses avec des femmes, réussies ou non. Comme par exemple le mariage, la stabilité, et ce qui est super, c’est que nous avons tous été là les uns pour les autres dans ces moments-là. Nous pouvons nous appuyer les uns les autres quand les choses vont de travers. Je pense que c’est l’élément le plus fort qui constitue le groupe. Nous avons cette mentalité de gang, comme une famille qui a toujours été présente. En-dehors de la musique, simplement comme des amis.

D’où est-ce que ça vient, selon vous ?

C’est probablement dû au fait que nous n’avons pas à vivre ensemble ! rigole-t-il. Mais nous avons voyagé en bus et tout ça. C’est de l’amitié, donc c’est évidemment une relation différente de… mais oui. C’est quelque chose de durable. Il y a un aspect familial. Et cela persiste. Nous pouvons tous les trois dire que nous avions besoin les uns des autres pendant notre adolescence, pour des raisons différentes, que les familles stables ne connaissent peut-être pas. Nous avons tous les trois des raisons différentes pour lesquelles nous avons créé un groupe, un gang, à l’âge de 15, 16 ans. Nous avions besoin d’amitié. C’était une des plus grandes forces du groupe, c’est devenu notre famille. Je suppose que nous n’obtenions pas ce que nous voulions chez nous, et ce pour diverses raisons. Nous avions chacun des situations familiales différentes, mais nous avions tous une chose en commun. Notre vie de famille durant notre adolescence n’était probablement pas ce que nous aurions voulu qu’elle soit.

Ce lien n’a pas seulement marqué le début de Muse, c’est ce qui les a poussés à continuer. Non parce qu’ils avaient décidé de former un groupe, mais parce qu’ils avaient décidé d’être amis. Les mêmes amis qui continueraient à garder un certain charme intemporel à leur amitié, même en passant d’enfants du Devon à un des groupes de rock les plus grands et les plus cool du monde.

C’est parce que ç’a été formateur, estime Matt quant à la façon dont lui, Dom et Chris ont réussi à préserver cette amitié. Nous avons établi un lien affectif à 14, 15, 16 ans, quand nous avions vraiment besoin les uns des autres. À l’époque, nous ne savions pas que nous n’étions encore qu’une bande. C’a été une période formatrice, c’est un lien plus sérieux que « nous formons un groupe de rock ». C’est plus profond que ça, et c’est pourquoi cela dure. Je pense que nous pourrions endurer n’importe quoi, même si tout se cassait la figure demain, nous continuerions à traîner ensemble.

S’arrêter demain ? Vraiment ?

Il y a eu des moments pendant ces années où nous avons pensé que c’était possible.

En quel sens ?

Lors des premières années. Vous manquez de moyens et vous vous demandez si vous pouvez vous prendre en charge. Nous avons réalisé très tôt que nous ne faisions pas ça pour le succès ou pour l’argent. Nous faisions ça pour nous et pour avoir l’impression d’appartenir à quelque chose.

Après que cette volonté d’appartenir à quelque chose, Muse font maintenant partie d’un club très restreint : les groupes en tête d’affiche de Download. En fait, ils valent même plus que cela puisque, à la différence de ces chers Slipknot, Muse est un groupe en tête d’affiche de Download bien que ne s’étant jamais produits là-bas. Mais plus que ça

Je n’ai jamais été à Donington…, admet Matt.

Même pour un concert qui n’était pas le vôtre ?

Non. Je n’ai jamais été là-bas.

Et pour revenir sur le fait que Muse pourraient ne pas se sentir à l’aise alors qu’ils sont les rois des stades et des festivals du monde entier, voilà votre réponse. Avec aucune expérience préalable de Download, Donington Park ou son histoire, il est probablement très naturel de se sentir comme un poisson hors de l’eau. Mais Matt reste confiant quant au grand jour.

Ça va être cool, parce que nous avons beaucoup de choses en commun avec les groupes de métal, déclare-t-il. ‘Drones’ est un album plus rock, vous pouvez jouer au moins la moitié telle quelle et c’est une des choses les plus heavy que nous ayons jamais faites. Si vous considérez les paroles et le message de l’album, c’est comparable – sinon en plein dedans – à ce que chantent beaucoup de groupes de métal. Musicalement, ce n’est pas du métal, mais il y a pas mal de hard rock. Le métal et le hard rock sont bien plus que de simples riffs, de toute manière. C’est une mentalité, une façon de penser, une mentalité de contre-pouvoir et libertaire. On est là-dedans…

Et ça nous suffit. Et si vous demandez à Corey Taylor, Gene Simmons, Clown, Rob Halford, Mike Patton ou Jeremy McKinnon, ils seront probablement tous de cet avis. Et avec l’esprit et les oreilles ouverts et en ne passant pas votre vie à classer les choses dans des boîtes, vous aurez moins l’air d’un Drone.

Donc ajoutez ce samedi soir à votre « Watch list ». Vous allez voir l’un des plus grands groupes de rock de Grande-Bretagne se mettre à découvert et dévoiler leurs tripes devant vous.

M pour Muse. M pour Magnificence.

 


 

L’ordre mondial de Muse !

Matt est connu pour exposer sa vision du monde de manière franche. Alors, qu’établirait-il dans son nouvel ordre mondial ?

– Une constitution mondiale appropriée…

Je commencerais par établir une constitution mondiale dirigée par les Nations Unies, qui protège les droits humains fondamentaux et les droits environnementaux. Il est nécessaire de se préoccuper des choses élémentaires de la vie. Le monde irait mieux si nous pouvions trouver un moyen d’arrêter les abus et les atteintes aux droits.

– … avec du muscle

Je voudrais une constitution des Nations-Unies appropriée et soutenue par une force militaire. Le problème avec les Nations-Unies, c’est qu’il n’y a pas d’armée et donc à cause de ça, quand des abus des droits de l’homme se produisent à partout dans le monde, ils disent qu’ils vont faire quelque chose, mais ils ne le font pas. Il ne se passe jamais vraiment rien.

– Un impôt sur l’exploitation des ressources

Le seul impôt imposé à tout le monde serait simplement sur la propriété privée d’une terre et l’extraction de ressources naturelles. On ne devrait jamais autoriser des sociétés à acheter la moitié du Nigeria à la population autochtone et la transformer en un champ de pétrole. Si elles le font, elles devraient être soumises à de très graves pénalités. Il faut essentiellement mettre fin à cela.

– Démocratie directe

Nous élisons une personne qui prend les décisions, chaque politicien est lié au parti pour lequel il travaille, et les partis sont corrompus. Ils se fichent de ce que pensent les citoyens. La seule manière de combattre ça est de promouvoir davantage une réelle démocratie directe, où les gens votent pour des enjeux réels. La Démocratie Directe. Plus vous donnez de pouvoir aux gens, plus ils se réveillent.

 


 

Méchants tweets !

Certaines personnes n’aiment vraiment pas l’idée de voir Muse à Download. Matt réagit avec bonne humeur.

@3shirts : « Muse me dégoûte ! Mais sérieusement, ils ne sont pas des têtes d’affiches de Download. Glastonbury ouais, mais pas Download. »

Ce que dit Matt : (rit au mot « dégoût ») [La personne a écrit « distate » au lieu de « distaste »] Ecoutez notre deuxième album [Origin Of Symmetry, 2001], notre troisième album [Absolution, 2003] et notre nouvel album. Je dirais qu’à part nous et Royal Blood… Il n’y a pas beaucoup d’autres groupes de rock d’Angleterre présents sur la scène musicale ces temps-ci. Nous essayons de faire briller le drapeau du Royaume-Uni sur la scène rock. Je peux comprendre que nos deux derniers albums comportent des chansons qui ne sont pas adaptées à Download. Mais notre groupe…

@sammyleeeeeeee : « Muse à Download. Hmm sais pas. Ils ont juste pas la touche Download? »

Ce que dit Matt : J’imagine que les gens sur le Net qui font ce genre de commentaires ne le disent jamais en face. Je ne sais pas quoi dire d’autre à part… Même nos propres fans du forum officiel à l’époque semblaient détester absolument tout ce que nous faisions ! Le truc le plus drôle c’est quand ils disent qu’ils détestent la chanson, que c’est horrible, et puis ils veulent désespérément obtenir des places. Ca semble être la mentalité de nos fans inconditionnels. Oui, je suis habitué à ce genre de choses, depuis le moment où nous avons débarqué avec ‘Supermassive Black Hole’ [sur ‘Black Holes And Revelations’, 2006] et tout le monde s’est dit : « C’est quoi, ça ? »

@danalanagram : « Muse ? Qui annoncera-t-on ensuite ? Chas And Dave ? »

Ce que dit Matt : (rires) Chas And Dave serait incroyable ! Tout le monde chanterait !

 

Muse sera sur la grande scène du Download Festival samedi à 22h05 (heure française).

Vous pouvez voir les scans ici : 123456 – 7

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